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2003-09-16

Ce qui s'est dit lors de la réunion du 16 décembre 2003 de la Commission Sécurité-Environnement du Parc Industriel de Feluy

 

 


1. Présentation des nouveaux projets de la société BASF sur le site de Feluy

La société BASF est venue présenter à la Commission trois nouveaux projets prévus sur leur site :

1) Installation d'un thermoréacteur pour le traitement des gaz résiduels de l'unité d'anhydride phtalique (AP) et installation d'une unité de production d'énergie OTU (offgas treatment unit) sur l'unité d'anhydride maléique (AM).

Le premier volet de ce projet concerne le remplacement de l'unité de traitement des gaz résiduels de l'unité d'AP par un procédé thermique (thermoréacteur).

Ce nouveau procédé aura des conséquences positives tant au niveau économique qu'environnemental. En effet, celui-ci sera d'une part plus fiable et plus rentable pour l'entreprise et il permettra d'autre part de supprimer une production de déchets solides estimée actuellement à 1.300 tonnes par an, de réduire la consommation d'eau ainsi que la quantité d'eau à traiter et de diminuer les émissions atmosphériques de plusieurs agents polluants tels que les oxydes d'azote, le monoxyde de carbone et le dioxyde de soufre pour ne citer qu'eux.

Le second volet de ce projet vise à remplacer l'installation de traitement des gaz résiduels de l'unité de AM par une seule unité plus fiable et dont le rendement de combustion sera plus élevé. Cette nouvelle installation entraînera par conséquent une amélioration de la qualité des rejets atmosphériques.

2) Installation d'une nouvelle section sur l'unité des dérivés (tétrahydrofurane (THF), gamma butyrolactone(GBL) et butanediol) en remplacement de l'unité actuelle.

Ce projet consiste à simplifier le procédé actuel lié à la production de dérivés (THF, GBL et butanediol) qui augmentera de 100.000 à 110.000 tonnes par an.

Les changements apportés entraîneront principalement une réduction de la consommation d'énergie, des rejets atmosphériques et des sous-produits. Ce projet est soumis à une étude d'incidences sur l'environnement ainsi qu'à une étude de sûreté.

3) Installation d'une station de chargement de wagons de THF-GBL

Ce troisième projet a pour but principal de diversifier les modes de transport des produits précités en privilégiant davantage le rail, plus fiable et plus sûr, au détriment du transport routier. Deux nouveaux bras de chargement (4 wagons) seront ainsi créés. Ce projet fait également l'objet d'une étude de sûreté.

Pour obtenir plus de précisions sur ces projets, n'hésitez pas à prendre contact avec la société BASF (Tél.: 064/51.36.61) et/ou le Service Environnement des administrations communales de Seneffe (Tél. : 064/52.17.26) et d'Ecaussinnes (Tél. : 067/49.13.95).

2. Protocole de Kyoto et accord de branche de la chimie wallonne

Monsieur Bernard BROZE, administrateur délégué de Fedichem Wallonie (Fédération des Industries Chimiques ) est venu présenter à la Commission les positions et les actions envisagées par le secteur de la chimie pour répondre aux options prises par le gouvernement belge dans le cadre du protocole de Kyoto.

La problématique des changements climatiques met depuis longtemps en cause une série de gaz à effet de serre (GES) dont il est urgent de réduire les quantités émises dans l'atmosphère. Le protocole de Kyoto vise à agir dans ce sens à l'échelle mondiale et son application est sans aucun doute un premier pas vers une rupture dans l'évolution des émissions de ces gaz.

Même si ce protocole n'est pas encore d'application, la Belgique s'est engagée à réduire pour l'horizon 2008-2012 ses émissions de GES de 7,5% par rapport à 1990. Un défi de taille puisque depuis 1990, on constate en Belgique une augmentation de l'émission des GES de plus de 5,5%.

La chimie, deuxième activité industrielle en Wallonie, s'est considérablement développée depuis ces dernières années, plus que doublant sa production en quelques décennies. Il en résulte pour ce secteur une légère augmentation des consommations en énergie et des émissions de GES grâce à une amélioration de 50% de l'efficience des procédés de production.

Conscient du rôle important qu'il occupe dans ce contexte, le secteur de la chimie belge a décidé d'œuvrer pour diminuer ses émissions de GES tout en veillant à préserver sa compétitivité et ses possibilités de développement. La compétitivité est en effet importante dans un secteur tel que la chimie : 75% des produits de la chimie belge sont en effet exportés. Et le développement de ce secteur constitue également une source d'emploi non négligeable (environ 100.000 emplois actuels en Belgique).

Depuis 1999, la Région wallonne et le secteur de la chimie ont entamé un dialogue pour dégager ensemble une ligne de conduite à adopter afin de participer de manière active à la réduction des émissions de GES. Cette réflexion a abouti à un accord de branche engageant les responsables des entreprises chimiques belges, de Fedichem et des autorités wallonnes dans cette lutte contre les GES.

Dans le courant de l'année 2000, une lettre d'intention a été rédigée par le secteur de la chimie belge sur base d'une pré-étude effectuée dans plusieurs entreprises et environ 400 projets d'amélioration ont été identifiés par des audits réalisés entre 2000 et 2002. Ces audits ont débouché sur des plans individuels d'amélioration pour les entreprises qui présentaient des avancées substantielles en terme de réduction de GES tout en gardant des temps de retour sur l'investissement de moins de 4 ans.

Un texte cadre a finalement été approuvé au début de cette année. Ce texte précise l'engagement du secteur de la chimie belge à réduire de 16% (par rapport au prédiction) ses émissions spécifiques de GES d'ici 2012.

Concrètement, ces objectifs se traduiront à l'horizon 2012 en une économie importante en énergie primaire (2 millions de MWh/an) et en une réduction des émissions de GES équivalant à 330.000 tonnes de CO2/an par rapport aux chiffres de 1999. Au total quelque 30 millions d'euros seront investis pour relever ce défis.

Le respect des accords de branche devrait permettre au secteur de la chimie belge d'approcher de près les objectifs de Kyoto.

 

 

 

 

 

Pour la Commission
 
S. Justin
Rapporteur
D.Vanderwegen
Président