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20 personnes guillotinées en 19 mois

Les guerres et révolutions sont propices aux agissements des malandrins de tous poils. Une bande sévissait en Hainaut au début du 19eme siècle, association de brigands connue sous le nom de « bande Seigneur et Pérou » du nom des deux leaders de celle-ci.
Leurs méfaits sont recensés comme suit :
  • Le 2 septembre 1805, incendie criminel à Deux-Acren
  • Le 26 décembre 1805, vol avec effraction à Ghoy
  • Le 1er janvier 1806, vol à Sorlordinge
  • Le 05 janvier 1806, vol à l’auberge de Sirault (ils y revinrent le 15 mars)
  • Le 15 janvier 1806, vols à Ollignies
  • Le 23 janvier 1806, vol à Papignies
  • Le 20 février 1806, à Gondregnies, la bande cambriole le fermier Ghiste, mais celui-ci et son fils sont présents. Une bagarre s’ensuit au terme de laquelle les deux habitants sont laissés pour morts. Ils en réchapperont, et pourront donc décrire leurs agresseurs aux enquêteurs.
 
 
Le 23 mars, un membre de la bande, Nisolles, est arrêté et dénonce ses complices. La répression était à l’époque fort sévère. La bande est jugée et neuf personnes sont condamnées à mort (sans avoir tué quiconque). Les autres écopent de peines d’emprisonnement. Nisolles est gracié. Le 5 juin 1807, la sentence est exécutée à Mons. La guillotine se tenait sur la Grand-Place, à l’entrée de la rue d’Havré. Les condamnés étaient vêtus d’une chemise rouge et étaient promenés autour de la place, pour que le public puisse les regarder, valeur exemplative. Ils étaient ensuite décollés devant la foule, car l’exécution avait lieu à midi, un jour de marché ! Quant à ceux qui avaient écopé de peine de prison, ils étaient exhibés au pilori de la grand-place, et ce durant six heures.
 
Mais quel rapport avec notre région ?
La nuit du 27 au 28 mars 1807, la ferme du Petit Mohypret (hameau de Longsart) à Seneffe était incendiée par François-Joseph Detaye, meunier à Seneffe. Il fut condamné à mort et exécuté à Mons dans les conditions décrites ci-dessus le 19 septembre 1807. 
Le 28 juin 1806, les frères Saquin, fermiers à Braine-Le-Comte étaient assassinés chez eux. Le 22 septembre 1807, la cour criminelle condamnait 4 hommes et une femme à la guillotine. L’un d’eux s’appelait Michel Descamps (21 ans) et habitait Arquennes. Il fut également exécuté sur la place de Mons, en public.
De 1807 à 1809, sur une période de 19 mois, 20 têtes furent tranchées pour faits de banditisme.
 
Les faits exposés ici sont inspirés d’un article du journal Le Soir intitulé « Le banditisme en Hainaut au début du 19eme siècle » et publié le 31 mai 1963. Il est consultable à la bibliothèque de Seneffe.
Créé par admin
Dernière modification 25-05-2005 18:57